Principe de fonctionnement d’une centrale nucléaire

  1. Principe de fonctionnement d’une centrale nucléaire  par D. Hertz, ingénieur AREVA


Principe de fonctionnement d’une centrale nucléaire  par D. Hertz, ingénieur AREVA

Energie Nucléaire DH

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  1. BERNARD BARTHUET
    19 janvier 2012 at 14 h 13 min

    COUTS DE DEMANTELEMENT DES CENTRALES: VERITE OU INTOX ?

    Je souhaiterais revenir sur les estimations du coût du démantèlement des centrales nucléaires en France.
    Je vous invite à lire l’article qui y est consacré sur Wikipédia (démantèlement nucléaire) dont je vous donne un large extrait ci-dessous. Ainsi que les nombreux écrits publiés à ce sujet par un grand nombre d’ associations.
    Je vous invite également à lire dans la presse les compte-rendus sur le dernier rapport de l’Agence de Sureté Nucléaire sur la sécurité des centrales qui (diffusé officiellement fin janvier) ainsi que sur celui que la cour des comptes vient de terminer sur le coût de démantèlement des centrales. Ainsi que le rapport de la commission sur les crédits relatifs à l’énergie de la mission Écologie, développement et aménagement durables, à qui la commission des finances a confié l’audit des comptes d’EDF et d’Areva (le 21 juin 2011).
    On est bien loin des estimations dites « officielles » de EDF et AREVA et du beau camembert qui nous fut présenté. Et quand on nous répond que le coût de démantellement est prévu dans le coût d’investissement, de qui se moque-t-on ?
    De plus, EDF ne provisionne même pas les sommes prévues pour le démantèlement (voir le rapport de la cour des comptes de 2005).
    Les différentes estimations de coût de démantèlement varient dans des proportions énormes, et les plus faibles sont ceux « estimés » (comment?) par AREVA et EDF bien sûr.
    Il en est de même sur la question du coût de la gestion des déchets.
    La transparence n’est décidément pas une des vertus du lobby nucléaire en France. L’opacité et les décisions d’alcoves font partie de la gestion bureaucratique du nucléaire par nos technocrates depuis la naissance de la filière. Nous le savons et le vivons depuis des décennies. C’est un des domaines où nos oligarchies refusent que les citoyens soient réellement informés et aient leur mot à dire.

    EXTRAITS DE L’ARTICLE DE WIKIPEDIA
    France:
    En France (58 réacteurs), les coûts de démantèlement des centrales du parc REP à fait l’objet d’une estimation en 1991 par le ministère de l’Industrie, à hauteur de 15 % du coût d’investissement net (hors intérêts intercalaires). Cette estimation sert de base à la constitution des provisions pour démantèlement sur la durée de vie des équipements concernés. Au 31/12/2005 cette provision s’élevait à 13,1 milliards d’euros2. Ces provisions sont des éléments de passif qui ne garantissent pas par eux-mêmes la disponibilité des fonds correspondants. À cette fin EDF constitue des fonds dédiés. Les engagements nucléaires font l’objet d’une supervision par le Comité de suivi des engagements nucléaires, rattaché au conseil d’administration de la société3.
    Fin 2003, la Cour des comptes a évalué les fonds effectivement disponibles à 2,3 milliards d’euros. L’estimation de la Cour des Comptes pour le démantèlement du parc électronucléaire français était une fourchette de 20 à 39 milliards d’euros 2003, sommes cohérentes avec le mode d’estimation retenu par EDF et la durée de vie résiduelle des centrales, mais différentes des estimations du Royaume-Uni.
    Diverses ONG rassemblées au sein du réseau Sortir du nucléaire reprochent à EDF d’avoir sous-estimé les coûts de démantèlement qui se compteraient en centaines de milliards d’euros et non en dizaines de milliards comme l’a annoncé EDF ; La Grande-Bretagne prévoit 103 milliards d’euros pour le démantèlement de son parc, qui est bien moins important que celui de la France.
    Début 2011, en France 10 réacteurs nucléaires de production d’électricité sont concernés par les opérations de démantèlement: Brennilis (Finistère), Bugey 1 (Ain), Saint-Laurent-des-Eaux A1 et A2 (Loir-et-Cher), Chinon A1, A2, et A3 (Indre-et-Loire), Chooz A (Ardennes), Phénix (Gard) et Superphénix à Creys-Malville (Isère) 4.
    Après avoir rencontré la Commission de régulation de l’énergie, le rapporteur spécial5 de l’Assemblée nationale renouvelait dans son rapport en 2011 le constat que « les crédits font l’impasse sur le financement du démantèlement des centrales », ajoutant qu’il entendait « analyser prochainement l’ampleur des provisions réalisées par EDF pour faire face à ses engagements de décontamination complète sur une soixantaine de sites (…) Le démantèlement des installations du CEA nous fournit un utile point de comparaison pour évaluer le poids des engagements qui pèsent sur EDF et qui seront, à n’en pas douter, considérables sur le plan financier. La commission « Énergie 2050 » a en effet avancé le chiffre de 750 000 000 000 d’euros pour cinquante-huit centrales »6.
    La Cour des Comptes évaluait en 2005 le coût du démantèlement de la Centrale de Brennilis à 482 millions d’euros, soit 20 fois plus que l’estimation de la commission PEON qui est à l’origine du parc nucléaire actuel (↑ Cour des comptes, Le démantèlement des installations nucléaires et la gestion des déchets radioactifs : Rapport au Président de la République suivi des réponses des administrations et des organismes intéressés, janvier 2005, 279 p. [lire en ligne [archive]
     (page consultée le 14 mars 2011)], p. 119.)

    Au Royaume-Uni (35 réacteurs), le démantèlement du réacteur de Windscale d’une puissance de 32 MW a coûté 117 millions d’euros. Le gouvernement a annoncé, le jeudi 30 mars 2006, sa décision de confier au secteur privé le démantèlement de ses centrales nucléaires, pour un coût estimé à 103 milliards d’euros

    En Allemagne (36 réacteurs), la centrale de Niederaichbach, un réacteur à eau lourde d’une puissance de 100 MW, a été arrêtée après 18 mois d’essais. Elle a été totalement démantelée pour un coût d’environ 90 millions d’euros. Le démantèlement des cinq tranches de 440 MW du site de Greifswald est évalué à plus de 4 milliards d’euros sur 20 ans.

    Aux États-Unis (104 réacteurs), le Nuclear Regulatory Commission (NRC) évalue le coût du démantèlement à 300 millions de dollars par centrale nucléaire.

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